Équitation au Mexique

Le cheval fait partie intégrante de la culture mexicaine, mais aussi un art de vivre depuis plus de 300 ans. Il nous permet d’explorer tout en respectant la nature des sites aussi spectaculaires qu’inaccessibles, comme les Canyons des Barrancas del CobreReal de Catorce, la Lagune de Chapala et le Valle del Bravo, entre autres.

Histoire du cheval et de l’équitation au Mexique :

Il est dit que lorsque Hernán Cortés envahit et conquit le Mexique au début du XVIe siècle, les Aztèques étaient étonnés et terrifiés par les chevaux de l’expédition. Ces animaux étaient alors parfaitement inconnus par eux. Ils pensaient que les hommes et leur monture ne faisaient qu’un, ravivant cette ancestrale crainte du centaure, mi-homme, mi-cheval, de la mythologie grecque. Certaines personnes s’accordent à dire, qu’ils contribuèrent à la domination rapide des espagnols dans cette partie de l’Amérique.

Équitation au Mexique :

Parmi tout le pays nous avons sélectionné six Pueblos Magicos* (village magique) où se pratique inconditionnellement Charreria et équitation. Venez découvrir ces six destinations et osez vivre cette expérience culturelle et naturelle à Chihuahua, en Baja California Sur, dans le Michoacan, ou à Oaxaca !

1. Cerocahui, Chihuahua

Petit village situé très proche du Canyon Urique (le plus profond Canyon de las Barrancas del Cobre). Ce bourg de montagne compte avec une belle église d’origine coloniale de San Francisco Xavier, quelques vignobles et de grandioses formations rocheuses dans ses environs. On peut y arriver à travers la station Bahuichivo du Chepe.

2. San Francisco de la Sierra, Baja California Sur (BCS)

Pour visiter les peintures rupestres de la Sierra de San Francisco, au cœur de la péninsule de Basse Californie, il est nécessaire chevaucher. Dans ces régions, depuis 300 ans, la meilleure façon de se déplacer est à dos de mulet. En toute franchise, l’expérience du voyage lui-même est aussi surprenante que l’art mystérieux que vous allez découvrir. Les excursions sont de trois jours et ne démarrent que depuis ce charmant hameau. Il est convenant de se munir auparavant des permis nécessaires à San Ignacio.

3. Capulálpam, Oaxaca

Dans ce magnifique Pueblo Magico de la Sierra Norte de Oaxaca, les visiteurs se croiseront avec la fête, la musique, la médecine traditionnelle, l’aventure (tyroliennes, rappel, etc.). Mais aussi la très belle église de San Mateo qui est comme un témoin de tout l’art baroque mexicain. Ses incroyables forêts environnantes si diverses, où vous pouvez facilement profiter de cavalcades à cheval à travers un océan de verdure.

4. Angahuan, Michoacán

Situé sur le plateau Purepecha, Angahuan c’est l’un des meilleurs points de départ pour aller visiter les ruines de la vieille San Juan Parangaricutiro, à moitié ensevelie sous la lave du volcan Paricutin. La façon originale est de le faire à cheval. En outre, bien sûr, nous vous conseillons de visiter ce village avec ses nombreuses et anciennes maisons traditionnelles de bois, le magnifique temple de l’Apôtre Santiago, un bon artisanat et la meilleure gastronomie.

5. Le désert de San Luis Potosi

Il y a beaucoup d’autres endroits encore comme Real de Catorce, en plein désert de l’Etat de San Luis Potosi, pour visiter les ruines de la mine de San Agustin, qui va de Real de Catorce jusqu’à Wirikuta. En chemin vous galoperez à travers les ruines de la Mine de San Agustin, fidèle témoin d’une autre époque.

6. San Miguel de Allende

Pour se promener à cheval et découvrir le Sanctuario la Estrella, découvrir mille trésors en serpentant le long de la rivière, Rio Laja.
• La chapelle Señor de la Conquista d’où vous avez une vue spectaculaire sur la chaîne volcanique de Los Picachos, entourant la vallée de San Miguel.
• Le Barrage Ignacio Allende, qui est un sanctuaire d’oiseaux migrateurs. Ici vous pouvez observer d’incroyables spécimens, de hiboux, cardinaux, hérons, faucons caracaras, pélicans et bien d’autres espèces, en particulier pendant la saison des pluies. Et de ce beau ciel bleu vous apercevrez planer l’imposant aigle royal, symbole du Mexique.

Bien d’autres endroits typiques, insolites et tellement authentiques que Mexique Découverte rêve de vous faire découvrir…

L’art de la Charreria (l’équitation mexicaine) :

Vêtu de son élégant costume, le cavalier ajuste son sombrero et commence à réaliser – avec son cheval – une série de figure avec une grande habileté et décontraction. Plongez vous dans le monde de la Charreria (équitation mexicaine).

La scène se déroule dans une propriété de Jalisco du début du XXe siècle ; les cris des vaqueros ou cow-boys faisant paître le bétail se confond avec le mugissement des bestiaux. Un jeune taureau est séparé du troupeau et un des vaquero le bloque au sol. Dans la cour, les fers chauffés presque au rouge vif sont prêts pour marquer les veaux à l’effigie du Patron. Les tâches dureront ainsi jusqu’à la fin de l’après-midi.

Arrive l’heure de la pause et du repos. La bouteille de Tequila passe de main en main. Déjà les éleveurs et les vaqueros se préparent à manger. On sert les testicules des jeunes veaux et on sort les restes pour les réchauffer sur la braise.

Au loin on entend le Mariachi qui s’approche en jouant la musique du son de La Madrugada. L’animation se fait générale et les accords ont un goût d’herbe, d’étable, de rivière, de chevaux du ranch, du joug des bœufs et de terre humide. L’étoile du soir apparaît enfin pour écouter les douçoureuses chansons traditionnelles mexicaines, qui ne parlent que d’Amour.

La dernière chose qui s’entend c’est le zapateado ou talonnade d’un Jarabe Tapatio (danse mexicaine)…

Histoire de l’équitation mexicaine ou Charreria :

Le charro mexicain tient son origine de Salamanque, en Espagne. La Charreria au Mexique est née dans les plaines Llanos de Apan, Hidalgo, où ils commencèrent à Colear (soit attraper le taureau par la queue comme une sorte de rodéo). Le premier fut un picador espagnol, qui en poursuivant un jeune taureau, lui prit la queue et en la tirant, fit tomber le taurillon. Depuis chacun tente sa chance exactement comme ça se fait encore de nos jours.

Les conquistadors importèrent sur le continent américain les premiers chevaux d’origine arabe. Inconnus alors des autochtones, les chevaux sont devenus très rapidement indispensables pour l’homme des champs. De nouveaux besoins se créèrent autour du cheval, tant il révolutionna le travail sur ce continent.

Comme les propriétaires élevaient leur bétail, les chevaux et les bovins, dans un état de liberté total, il fut nécessaire de les attraper au lasso, de les dresser, de les domestiquer et de les seller, entre autre chose. Et pour attraper les bêtes, les charros devait se servir de cordes, ils devinrent donc experts dans leurs maniements. Par conséquent les selles durent être modifiés pour pratiquer ces nouvelles tâches. Aussi, nos selles, descendantes des selles arabes, puis des selles espagnoles, sont devenues, de loin supérieures à tout autres selles dans le monde.

La tenue des Charros

La veste et le pantalon salmantinos (de Salamanca) passeront à nos charros, qui les modifièrent et les décorèrent avec des dorures et des broderies artistiques.
Le sombrero original était très similaire à celui utilisé par les picadors dans les arènes. Les éperons espagnols ont également été transformés en nos éperons actuels. Les chaperreras sont les jambières espagnoles quelques peu modifiés. Le sarape (couverture) et le poncho sont dérivés de la couverture espagnole. Jusqu’à la faja espagnole (ceinture de tissu autour de la taille) que le charro héritât et qu’il appelle maintenant Ceñidor (ceinture).

Les principales épreuves de la Charreria (équitation mexicaine) sont:

Cala de caballo : cette épreuve consiste à arrêter le cheval en pleine course.

Piales en el lienzo : le Charro doit arrêter à pied une jument avec son lasso.

Colas : du haut de son cheval le Charro doit faire tomber un taureau en le tirant par la queue.

Jineteo de toro : épreuve proche du rodéo, monter sur le taureau et résister à ses mouvements.

Jineteo de yegua : le Charro en selle doit attraper un autre cheval au lasso.

Terna en el ruedo : le Charro en selle doit attraper un taureau au lasso.

Manganas a pie : le Charro doit maîtriser un cheval à pied et au lasso.

Manganas a caballo : le Charro doit maîtriser en selle un cheval au lasso.

Paso de la muerte : le Charro doit monter à pleine vitesse sur un autre cheval.

L’escarmouche, comme art et sport, né à partir des années cinquante, vient mettre de la grâce et de la beauté à la fête de la charreria (équitation mexicaine).

Caractère téméraire de l’équitation mexicaine

Le charro est noble, loyal et courageux jusqu’à la témérité. Avec délectation il jongle avec sa vie. Il est accueillant et sentimental, il chante et danse avec joie et grâce. Il est attiré par les exercices difficiles et périlleux, en fonction de la dextérité, de la force et de la sérénité. Par tradition, il est un véritable symbole national, authentique et dans l’histoire il s’est illustré de son image d’homme valeureux. Le charro a été, et restera à jamais la représentation symbolique de notre patrie bien-aimée et respectée.

* Pueblo Magico ou villages magiques : Distinction qui est attribuée par le gouvernement mexicain, afin de récompenser des agglomérations, des quartiers, ou bien des sites pour leur beauté, emplacement ou encore pour l’accueil de leurs habitants.


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