El Viejo, coutume de Veracruz

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Je m’appelle Clément, français originaire du Nord – un Ch’ti dans l’âme, descendu dans le ch’ud (Sud) – pour un paradis tropical… Maintenant installé au Mexique depuis déjà sept ans, marié à Romy, une belle mexicaine !

Je travaille avec Mexique Découverte depuis près de deux ans et j’aimerais vous commenter le Mexique que j’aime. Un Mexique populaire qui reste garant des traditions et des coutumes. Dans ce billet, je vais évoquer une coutume née, dit-on, dans l’Est du pays. Au bord du Golfe du Mexique, dans l’état de Veracruz, la ville où est née Romy.

El Viejo pour l’année écoulée

En effet on raconte que cette coutume tire ces origines tout droit du port de Veracruz. Suite à une protestation de quelques travailleurs portuaires, ils auraient commencé un énorme esclandre. Ils tapaient sur des casseroles et agitaient de grosses cloches, revendiquant des droits aux étrennes. Dans un premier temps le leader fut sanctionné. L’année suivante, afin d’éviter que les travailleurs ne fassent un nouveau scandale ; ils obtinrent de leurs employeurs quelques avantages en nature, comme des bouteilles de liqueur et quelques denrées alimentaires.

La tradition de « El Viejo » est un évènement qui révèle le véritable caractère enjoué des Veracuzanos (habitant de Veracruz). Leur allégresse à dire adieu à la vieille année et accueillir la nouvelle est démeusurée. Costumés, en musique ou en chansons, avec des mannequins de chiffon, les jarochos (habitants de la ville de Veracruz) célèbrent l’an nouveau. C’est l’occasion d’un espoir nouveau et le renouvellement de tous leurs voeux.

Ce rituel c’est étendu dans plusieurs régions du Sud du Mexique, comme Oaxaca, Chiapas, Yucatan et Tabasco. Cette tradition d’El Viejo a lieu à chaque passage à l’an nouveau. Elle consiste à créer, à partir de vieux vêtement que l’on récupère chez un tonton ou un cousin, une marionnette relativement grande, bourrée de papiers journaux et de pétards.

Comment se déroule la fête

Le 30 Décembre nous confectionnons donc « El Viejo ». Chacun y met sa patte. Parfois ce n’est pas très harmonieux mais cela fait partie du rituel. Le 31 après le traditionnel « Bonne Année », nous sortons de nos maisons ou nous courrons sur la plage. Alors se brule « El Viejo » (le vieux). Il se consume en une grosse flambée, dans un joli raffut de pétards. Au Mexique il n’y a pas de fêtes sans pétard ni feu d’artifice ! Pendant que « El Viejo » se consume, tout le monde s’agite, se met à danser, on s’accroche en file indienne en entonnant le chant du “Paseo del Viejo” (la promenade du petit vieux). La Tequila, le Mezcal ou tout simplement une bonne Chela (bière) bien fraîche coulent à flot, car à Veracruz, pour le Nouvel An, les températures sont estivales, le feu aidant, les températures sont très élevées, donc possible déshydratation !

La viuda embarazada pour l’an nouveau

Toutes les nuits précédents l’an nouveau « El Viejo » parcours les villages sur une civière, ces géniteurs l’accompagnent et demandent l’aumône sur leur passage, souvent accompagnés par une comparse de chiffon elle aussi, veuve et enceinte de surcroît (elle doit donner naissance à la nouvelle année), tout ce beau monde dansera aux sons des groupes tropicaux, rumba et salsa sont de la fête !

Comme vous l’avez compris, le symbole est, bien sûr, de brûler et de laisser derrière nous l’année écoulée, et d’accueillir la nouvelle année à bras ouverts avec enthousiasme et joie de vivre, ce qui est chose facile pour les Mexicains, qui ont toujours un beau sourire accroché à leur visage pour honorer la vie !

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