Quand on évoque les pyramides du Mexique, une silhouette s’impose presque toujours : celle de Chichén Itzá et de sa pyramide de Kukulcán.
Pourtant, chez Mexique Découverte, après des années à accompagner nos voyageurs à travers le Monde Maya, nous avons appris une chose simple : le site le plus célèbre n’est pas toujours celui qui laisse le plus grand souvenir.
Au sein de ce pays se cache une mosaïque de cités précolombiennes, chacune dotée d’une personnalité, d’une émotion, d’un détail que seuls ceux qui arpentent ces terres au quotidien savent transmettre.
C’est pourquoi nous ne recommandons jamais les mêmes cités préhispaniques à tous nos voyageurs. Nous nous adaptons selon leurs attentes : la grandeur, l’élégance, le silence, l’aventure ou le vertige du temps.
Pour vous apporter une vision plus claire, nous avons choisi de parcourir ces sites région par région, du Yucatán au haut plateau central, en associant chacun à l’expérience qu’il offre vraiment.
Et si vous souhaitez être accompagnés par une agence locale pour votre voyage au Mexique…
Le Yucatán : la première rencontre avec les pyramides du Monde Maya
Chichén Itzá, le choc de la première fois
Impossible de commencer ailleurs. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et désignée parmi les sept nouvelles merveilles du monde, Chichén Itzá est la porte d’entrée naturelle vers la civilisation maya.
Dès l’entrée sur le site, la pyramide de Kukulcán (alias « El Castillo ») capte tous les regards.
Ses 91 marches par face, additionnées à la plateforme sommitale, totalisent les 365 jours de l’année solaire : une horloge de pierre dressée par des bâtisseurs astronomes. Beaucoup de nos voyageurs décrivent leur arrivée comme un rêve enfin réalisé.
Mais Chichén Itzá est aussi victime de son succès : foule dense, vendeurs au pied des temples, et un tarif d’entrée qui a doublé ces dernières années pour atteindre environ 700 pesos, en 2026.
Notre conseil : Ne pas suivre les conseils des guides touristiques, avec Mexique Decouverte vous aurez l’opportunité de découvrir Chichén Itzá presque dans l’intimité grâce à notre connaissance du terrain, en hors saison, quand le jeu d’ombres et de lumières sur les marches révèle encore, dans le calme, l’ingéniosité des architectes Mayas.
C’est souvent là, dans ce premier silence, que naît l’envie d’aller voir plus loin.
Uxmal, l’élégance du style Puuc
Si Chichén Itzá incarne la grandeur universelle, Uxmal incarne le raffinement.
La pyramide du Devin, avec son sommet arrondi unique au Mexique, dégage une légèreté presque poétique ; la légende veut qu’elle ait été bâtie en une seule nuit par un nain magicien.
Tout autour, les façades du Quadrilatère des Nonnes et les frises géométriques composent une galerie de sculptures à ciel ouvert, témoignage de la sophistication des artisans Puuc.
Notre détail préféré, celui que nous aimons faire vivre à nos voyageurs : un passage par le musée du chocolat (Choco-Story) installé à proximité, le paradis pour les chocomaniaques !
On y comprend pourquoi le cacao était bien plus qu’une douceur pour les Mayas (monnaie d’échange, offrande sacrée, ou encore boisson réservée aux élites).
La route Puuc, pour les curieux
Uxmal n’est que le début d’un chapelet de cités.
La route Puuc relie Kabah, Sayil, Labná et Xlapak, presque toujours déserte car la route et escarpées et cela demande une belle journée pour aller à leur rencontre.
À Kabah, la succession hypnotique de masques du dieu de la pluie Chaac rappelle à quel point l’eau commandait la vie de ces sociétés.
À Sayil et Labná, ce sont les arches monumentales et les palais finement ciselés, gagnés par la végétation, qui séduisent.
Ici, on savoure une intimité rare : le vent, le chant des oiseaux, et l’impression d’avoir le site pour soi.
C’est la récompense des curieux, ceux qui acceptent de quitter l’autoroute touristique et qui sont adeptes du Slow Travel pour voyager dans la lenteur.
Ek Balam, une leçon d’humilité
Peu de sites enseignent aussi bien l’humilité qu’Ek Balam. En gravissant l’Acropole (l’une des rares encore ouvertes à l’ascension), on découvre des frises de stuc d’une finesse stupéfiante, dont El Trono, une gueule de monstre béante miraculeusement préservée.
Mais le détail qui marque le plus nos voyageurs est ailleurs : l’architecture impose naturellement d’incliner la tête à certains passages, comme les sujets d’Ek Balam venaient se présenter devant leur souverain.
Du sommet, la jungle s’étend à perte de vue, baignée de brume au matin : un moment propice à la déconnexion totale, loin des regards
Envie d’un voyage au Yucatan pour y découvrir les pyramides ?
Le Campeche : quand la nature reprend ses droits
La route des Chenes et ses pyramides discrètes
Plus au sud, la route des Chenes prolonge la curiosité de la route Puuc, mais dans une atmosphère plus sauvage encore.
Petites pyramides aux escaliers abrupts, façades ornées de gueules de serpent, sentiers avalés par la forêt : on y croise rarement d’autres visiteurs.
Ces sites confidentiels (Hochob, Santa Rosa Xtampak) composent une transition idéale vers le grand sud du Campeche, là où la jungle cesse d’être « seulement » un décor pour devenir le personnage principal.
Calakmul, la puissance brute de la nature
Calakmul est le site « nature » par excellence. Un mastodonte dominant ce vaste territoire de nature sauvage, une jungle tropicale dense, abritant une faune sauvage sensible que nous devons respecter et protéger.
Enfouie dans l’une des plus vastes réserves naturelles du pays, reconnue par l’UNESCO depuis 1993 l’ancienne capitale du Royaume du Serpent (Kaan) rivalisait jadis avec Tikal, au Guatemala, pour la domination du monde maya.
L’accès se mérite : des heures de piste, le cri rauque des singes hurleurs en guise d’escorte, parfois la silhouette d’un coati ou d’un toucan et n’oubliez jamais que vous êtes dans le territoire des Jaguars ceci n’est pas une légende…
Du sommet de la Structure II, l’une des plus hautes pyramides mayas (environ 45 mètres), la canopée s’étend à perte de vue, ponctuée par les crêtes d’autres temples émergeant de la verdure.
Au lever du soleil, le spectacle est inoubliable. A découvrir sans attendre lors de votre prochain voyage sur-mesure au Mexique.
Le Quintana Roo : la démesure cachée de ses pyramides
Les stars de la Riviera Maya : Tulum, Cobá, Muyil
Sur la côte caraïbe, à portée de Cancún et de la Riviera Maya, trois sites concentrent l’essentiel des visites :
- Tulum, d’abord, seule cité maya construite face à la mer : son Castillo dressé sur la falaise, au-dessus d’une eau turquoise, offre l’une des cartes postales les plus photographiées du pays.
- Cobá, ensuite, et sa pyramide Nohoch Mul (42 mètres), longtemps prisée elle vient tout juste de retrouver ses marches ce qui permet pour les plus sportifs de monter au sommet.
- Muyil, enfin, plus discrète, en lisière de la réserve de Sian Ka’an, un petit bijou.
Ce sont des sites magnifiques, que nous aimons faire découvrir à nos voyageurs mais sous certaines conditions. Avec Mexique Decouverte vous avez un grand avantage, celui d’accéder à ses vestiges accompagné par un guide privé francophone qui saura a qu’elle heure, quel jour vous faire profiter des chefs d’oeuvres du Monde Maya.
Mais soyons honnêtes : leur succès a un revers. On y vient en nombre, souvent au pas de course entre deux excursions, et l’émotion se dilue dans la foule, ceci est la conséquence d’un surtourisme que nous refusons.
C’est ce constat qui nous pousse, dès que le voyage le permet, à conduire nos clients un peu plus loin, là où les pierres se livrent encore en silence, mais vous pourrez avec nos services approcher les Stars du Monde Maya en toute quiétude.
Ichkabal, la démesure encore secrète
Et « plus loin », au sud du Quintana Roo, près de la lagune de Bacalar, se trouve l’un des sites les plus stupéfiants ouverts ces dernières années : Ichkabal.
Longtemps réservé aux seuls anthropologues, historiens, nous avons eu la chance d’y accéder pendant les fouilles et ce fut un moment inoubliable pour nous. Il n’a ouvert au public qu’en 2024. Sa singularité tient à son âge et à son échelle : Ichkabal est plus ancien que Chichén Itzá, son emprise au sol est environ trois fois supérieure, et il fut le berceau de la dynastie Kaan, ces « rois serpents » qui régnèrent ensuite sur Calakmul.
Vous y verrez des pyramides massives surgissant de la forêt, qui vous laisseront sans voix.
La nature, là encore, n’a jamais cédé le terrain : singes araignées dans la canopée, toucans, tapirs discrets, et, peut-être, pour les plus chanceux, la trace d’un jaguar.
Rejoindre Ichkabal demande de la patience (comptez près de deux heures de piste depuis Bacalar), mais la récompense est une quiétude absolue, devant une cité que la plupart des voyageurs ignorent encore.
Pour vous accompagner, nous mettons à votre disposition nos guides locaux francophones au Mexique, spécialistes du Monde Maya, férus d’histoire locale et qui sont fiers de faire découvrir leur culture !
Le Chiapas : entre émotion et aventure
Palenque, l’émotion à fleur de pierre
Niché dans la jungle luxuriante du Chiapas, Palenque est sans doute le site qui émeut le plus nos voyageurs surtout quand on le découvre au premières heures du jour, baigné par une douce brume.
Le Temple des Inscriptions, qui abritait le tombeau du roi Pakal, la richesse des bas-reliefs, la brume qui monte du feuillage au petit matin : tout y compose une atmosphère de recueillement.
Les archéologues estiment d’ailleurs que la zone dégagée ne représente qu’une fraction de la cité d’origine, et que l’essentiel dort encore sous la forêt.
Et puis il y a ce détail que nos guides aiment glisser pour rappeler que ces cités étaient avant tout des lieux de vie : l’emplacement des « toilettes mayas », aménagées au-dessus d’un cours d’eau.
Un sourire, puis un constat : on imagine les habitants, leurs gestes quotidiens, leur ingéniosité jusque dans l’intime. On comprend alors que ces temples étaient des lieux de vie !
L’émotion, à Palenque, naît de cette proximité retrouvée avec ceux qui vécurent là.
Yaxchilán, la vraie aventure
Pour rejoindre Yaxchilán, il faut d’abord remonter le fleuve Usumacinta en lancha, frontière naturelle avec le Guatemala.
Déjà, le trajet est une petite aventure !
Puis la cité surgit, enlacée par la végétation, ses seuils monumentaux ouvrant sur des galeries obscures envahies de racines. C’est notre site « exploration » par excellence, réservé à celles et ceux qui aiment repousser un peu leurs limites.
L’ambiance sonore y est inoubliable : de minuscules grenouilles rouges chantent sans relâche, jusqu’à ce que les singes hurleurs prennent possession de la forêt et imposent leur grondement à la canopée.
Peu d’endroits donnent à ce point le sentiment d’avoir remonté le temps.
Découvrez nos options pour votre voyage sur-mesure au Chiapas !
Au-delà du Monde Maya : le haut plateau central
Le Mexique des pyramides ne se limite pas au Monde Maya.
Au centre du pays, bien avant l’apogée des cités du sud, d’autres civilisations ont élevé des monuments qui comptent parmi les plus imposants du continent américain.
Teotihuacan, la cité des dieux
À moins d’une heure de Mexico si le traffic est fluide, Teotihuacan (« le lieu où naissent les dieux » en nahuatl) fut l’une des plus grandes villes du monde antique, bien avant que les Aztèques ne la découvrent, déjà en ruines, et ne la tiennent pour sacrée.
Sa Chaussée des Morts aligne temples et plateformes sur plus de deux kilomètres, dominée par deux géants : la pyramide de la Lune et la pyramide du Soleil (environ 65 mètres), parmi les plus hautes d’Amérique.
L’ascension n’est plus autorisée afin de préserver les structures, mais l’échelle du site, sa rigueur géométrique et son alignement astronomique suffisent à imaginer le génie urbain de ses bâtisseurs.
Cholula, la plus grande pyramide du monde
À deux heures de Mexico, près de Puebla, se cache un site méconnu : la Grande Pyramide de Cholula est, par son volume, la plus grande pyramide du monde… devant celles d’Égypte !
Mais celle-ci possède une particularité : on ne la voit pas vraiment.
Édifiée en plusieurs phases par les civilisations précolombiennes, elle ressemble aujourd’hui à une colline coiffée d’une église coloniale, l’église Notre-Dame-des-Remèdes.
Sous la verdure court un dédale de tunnels que l’on peut parcourir. C’est la seule pyramide au Monde qui se visite par ses entrailles à éviter pour les claustrophobes.
Cholula illustre à merveille une vérité que nous répétons souvent : au Mexique, le monument le plus spectaculaire n’est pas toujours celui qui se donne à voir au premier regard.
D’ailleurs… doit-on parler de pyramides, ou de temples ?
Nous ne pouvons pas finir sans un mot sur le vocabulaire, car la question revient souvent en cours de route.
Par habitude, tout le monde parle de « pyramides ». Pourtant, nos guides préfèrent souvent le terme de « temple maya », et pour de bonnes raisons.
Contrairement aux pyramides égyptiennes, conçues comme des tombeaux et terminées en pointe, la plupart des édifices mayas sont des bases tronquées, à sommet plat, destinées à porter un temple où se déroulaient cérémonies et rituels.
Quelques-uns abritaient bien une sépulture (Palenque en est d’ailleurs l’exception célèbre) mais leur fonction première restait religieuse et publique.
Garder cette nuance en tête change le regard : on cesse de voir des tombeaux pour comprendre des sanctuaires vivants, tournés vers le ciel et les astres. Des Villes à part entière.
Quelles pyramides visiter ? Mexique Découverte vous aide !
Choisir les bonnes pyramides à visiter dépend de ce que vous cherchez, du temps dont vous disposez, de la saison et de votre état d’esprit. D’ailleurs il n’y a pas de bonnes ou mauvaises pyramides.
C’est tout le sens de notre métier : non pas vous envoyer voir « la » pyramide du Mexique, mais composer avec vous l’itinéraire qui vous ressemblera pour que vous puissiez découvrir la ou les cités préhispaniques qui sauront vous émouvoir.
Nous sommes sur place depuis plus de 13 ans, nos guides privés francophones connaissent leur territoire comme personne, ils sillonnent le Mexique depuis des décennies, ils maitrisent les détails que l’on ne lit dans aucun guide et les rencontres qui transforment une simple visite en une expérience gravée à jamais qui résonnera longtemps après votre séjour parmi nous.
À vous de nous dire ce que vous êtes venu chercher !
Questions fréquentes sur les pyramides du Mexique
Quelle est la plus haute, et la plus grande pyramide du Mexique ?
La plus haute est la pyramide du Soleil de Teotihuacan, avec environ 65 mètres. Mais la plus grande en volume est la Grande Pyramide de Cholula, considérée comme la plus volumineuse au monde, même si elle se dissimule aujourd’hui sous une colline verdoyante en saison des pluies et la fameuse Basilique de Nuestra Señora de los Remedios vêtue de jaune, le contraste est spectaculaire.
Tout dépend de vos critères !
Peut-on encore grimper au sommet des pyramides ?
On peut de moins en moins grimper au sommet des pyramides, pour votre sécurité et pour protéger ces lieux sacrés.
Les sites les plus fréquentés comme Chichén Itzá, et Teotihuacan sont désormais fermés à l’ascension pour leur conservation.
En revanche, on peut encore gravir Ek Balam ou la Structure II de Calakmul, entre autres.
Pour pouvoir monter, il faut trouver les sites les plus confidentiels, où la montée se mérite et la vue récompense l’effort.
Teotihuacan est-il un site maya ?
Teotihuacan n’est pas un site maya, et c’est une confusion fréquente.
Ce temple, situé au centre du pays, est antérieur à l’apogée maya et fut bâti par une civilisation distincte, plus tard vénérée par les Aztèques.
Les grands sites mayas (Palenque, Uxmal, Calakmul, Chichen Itza, Edzna, Tulum, Coba, Ichkabal pour les plus importants) se trouvent quant à eux dans le sud et l’est, et se distinguent par leurs glyphes, leurs bas-reliefs et leur intégration à la jungle.
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